lundi 6 avril 2020
dimanche 5 avril 2020
samedi 4 avril 2020
ParisV - Métaphysique de la guerre
[Couplet 1]
L’honneur viril,
l’honneur solaire
Sont dressés, immenses
colosses
Attendant que l’art de
la guerre
Ne vienne délier leur
force
La force brute et
créatrice
Qui, cherchant de nouveaux
torrents
D’où déborder en
océans
Libre sera dévastatrice
[Refrain]
Les montagnes qui se
fissurent
Vomissent des fleuves de
feu
Et Satan, jaloux et
honteux
Maudit l’ardeur de la
nature
Il se sent piteux et amer
L’ange déchu jusqu’au
forçat
Qui a pu ourdir bien des
guerres
Mais jamais monter au
combat !
[Couplet 2]
Chaque nation n’est plus
qu’une âme
Réalisée dans ce bras
lourd
Frappant comme un tonnerre
sourd
Pour forger l’éternelle
lame
Si le zénith brûle à
minuit
Éblouissant dans son
éclat
Quel regard humain
soutiendra
La folie des nouveaux
midis ?
[Refrain]
Les montagnes qui se
fissurent
Vomissent des fleuves de
feu
Et Satan, jaloux et
honteux
Maudit l’ardeur de la
nature
Il se sent piteux et amer
L’ange déchu jusqu’au
forçat
Qui a pu ourdir bien des
guerres
Mais jamais monter au
combat !
[Couplet 3]
Et c’est toujours un
seul instant
Qui déchaîne le flot
furieux
Celui du grand choc des
titans
Où combattent hommes et
dieux
Et jaillit du creuset
énorme
Le souffle martial et
divin
Qui taille de nouvelles
normes
S’élevant dans l’azur
sans fin
[Refrain] x3
Les montagnes qui se
fissurent
Vomissent des fleuves de
feu
Et Satan, jaloux et
honteux
Maudit l’ardeur de la
nature
Il se sent piteux et amer
L’ange déchu jusqu’au
forçat
Qui a pu ourdir bien des
guerres
Mais jamais monter au
combat !
vendredi 3 avril 2020
ParisV - Le Sentiment Du Tragique
[Couplet 1]
Le ciel s’est éloigné
de l’homme
L’homme s’est éloigné
de tout
Chacun en somme est
économe
Ou en blasphème, ou en
courroux
Le monde meurt et c’est
tant mieux
On ne va pas le regretter
À ce qu’il paraît même
Dieu
Aurait cessé de s’en
soucier
[Refrain]
Et l’ouragan se lèvera,
et il recouvrira les voix
Des faux dieux qui
s’écroulent
Des peureux et des foules
Et la tourmente
impitoyable taira les râles lamentables
Des faux dieux qui
s’écroulent
Des peureux et des foules
[Couplet 2]
Combattons le feu par le
feu
Et qu’un nihilisme
assumé
Étrangle le mourant
honteux
Pour lui-même se dépasser
Précipitons l’apocalypse
Ce chien que nous tenons
en laisse
Jetons un dernier regard
triste
Car nous sourirons dans
l’ivresse
[Refrain]
Et l’ouragan se lèvera,
et il recouvrira les voix
Des faux dieux qui
s’écroulent
Des peureux et des foules
Et la tourmente
impitoyable taira les râles lamentables
Des faux dieux qui
s’écroulent
Des peureux et des foules
[Couplet 3]
Retrouvons le sens du
tragique
Et de la grandeur de la
vie
Cette puissance magnifique
Qui se surpasse à
l’infini
Effaçons les derniers
mirages
Oublions les
arrière-mondes
Et cinglons vers les
grands rivages
De nos éternités
profondes
[Refrain] x2
Et l’ouragan se lèvera,
et il recouvrira les voix
Des faux dieux qui
s’écroulent
Des peureux et des foules
Et la tourmente
impitoyable taira les râles lamentables
Des faux dieux qui
s’écroulent
Des peureux et des foules
jeudi 2 avril 2020
Paris Violence - Mémoires D'Exil
[Couplet 1]
Je revois mon Cinquième
en vieux reflets dorés
Cette or un peu passé,
qui patine les cadres
De toiles oubliées tout
au fond des musées
Et qu'aucun visiteur c’est
connu ne regarde
La rue Lhomond si belle en
ces jours de Novembre
Prenait l'après-midi des
couleurs 1900
C'est derrière un vitrail
qu'il paressait descendre
Ce Soleil art nouveau aux
délicats pigments
[Refrain]
Mais moi je l'ai quitté
comme on quitte une femme
Par un beau soir d'Été
sans adieu et sans larmes
[Couplet 2]
Puis il y avait la Mouff’
et ses quelques tavernes
Où l'on pouvait noyer ses
tristesses d'Automne
Accablé sur le zinc dans
un demi-jour terne
Attendant qu'un rayon
déride la patronne
Si ces chers souvenirs ne
m'embrouillent pas trop
Il y avait square Baz’
encore quelques terrasses
On y buvait un noir
minuscule et trop chaud
Qui malgré ce détail
avait toute nos grâces
[Refrain]
Mais moi je l'ai quitté
comme on quitte une femme
Par un beau soir d'Été
sans adieu et sans larmes
Un homme ne pleure pas
sous les coups que lui porte le destin
Il a seulement le droit de
serrer encor plus fort les poings
[Couplet 3]
Je revois Saint-Michel
dans le gris des dimanches
Coulant du Luxembourg à
la Seine blafarde
Les platanes griffant le
ciel bas de leurs branches
Comme pour lui soustraire
l'orage qui tarde
Je revois la Huchette
encombrée de touristes
Les étudiants pressés
traversant Saint-Germain
Les vitrines obscures de
vieux bouquinistes
Le marché de Maubert dans
le petit matin
[Refrain]
Mais moi je l'ai quitté
comme on quitte une femme
Par un beau soir d'Été
sans adieu et sans larmes
Un homme ne pleure pas
sous les coups que lui porte le destin
Il a seulement le droit de
serrer encor plus fort les poings
[Couplet 4]
Je revois les recoins du
curieux bric-à-brac
Dans la lueur sucrée des
lampes champignons
Thébaïde exotique, antre
monomaniaque
Fermé de lourds rideaux
chamarrés de festons
Les nymphes de Mucha les
volutes Guimard
Les sabres orientaux les
bouquets d'orchidées
Dans les fumées d'encens
évitaient le regard
D'un bouddha hystérique
et d'un tigre empaillé
[Refrain]
Mais moi je l'ai quitté
comme on quitte une femme
Par un beau soir d'Été
sans adieu et sans larmes
Un homme ne pleure pas
sous les coups que lui porte le destin
Il a seulement le droit de
serrer encor plus fort les poings
mercredi 1 avril 2020
ParisV - Nihilisme Actif
[Couplet 1]
Une hiérarchie de valeurs
Dégagée à coups de
marteau
Ranime le vide intérieur
De l’éclat nouveau des
flambeaux
Le cri d’une matière
inerte
Qui implore qu’on la
modèle
En faisant jaillir de sa
perte
De grandes gerbes
d’étincelles
[Couplet 2]
Le monde est mort
d’indigestion
Mais son ultime
embrasement
Est pour le cœur du
forgeron
L’ivresse d’un jeune
printemps
Chaque ruine est une
promesse
Et chaque chaos une étoile
Fleurs de folie et de
sagesse
Entrouvrant d’immenses
pétales
[Refrain]
La tempête se lève et
les continents tremblent
L’orage en gestation
balaiera vos nations
Le vieux monde enfin crève
et de nouveaux ensembles
Surgissent du brasier de
la recréation
[Couplet 3]
Dieu est mort de sa belle
mort
Il renaîtra sous d’autres
formes
Car lorsqu’un univers
s’endort
Incubent de nouvelles
normes
L’éthique contre la
morale
Dionysos buvant Apollon
Et de l’étrange noce
astrale
Enfin fusent mille rayons
[Refrain]
La tempête se lève et
les continents tremblent
L’orage en gestation
balaiera vos nations
Le vieux monde enfin crève
et de nouveaux ensembles
Surgissent du brasier de
la recréation
La tempête s’achève et
des forges fumantes
Sort étrange et radieux
un colosse d’airain
Son rire est formidable et
sa poigne puissante
Pétrit déjà l’argile
de nouveaux matins
[Couplet 4]
L’homme est mort de
n’avoir pas su
Devenir plus grand que son
ombre
Et il a succombé vaincu
Par la stupide loi du
nombre
Mais ceux qui se
relèveront
De ce cataclysme divin
Pourront enfin changer de
nom
Et briser le carcan humain
[Refrain]
La tempête se lève et
les continents tremblent
L’orage en gestation
balaiera vos nations
Le vieux monde enfin crève
et de nouveaux ensembles
Surgissent du brasier de
la recréation
La tempête s’achève et
des forges fumantes
Sort étrange et radieux
un colosse d’airain
Son rire est formidable et
sa poigne puissante
Pétrit déjà l’argile
de nouveaux matins
mardi 31 mars 2020
lundi 30 mars 2020
Paris Violence - Le Gouffre Intérieur
[Couplet 1]
Penchés sur notre vie
comme sur un abîme
On essaie de scruter le
fond du précipice
Espérant pour résoudre
l’infernale énigme
Qu’on y trouvera bien le
début d’un indice
Mais les flots qui vont
mourir sur les rocs lointains
Ne charrient rien de plus
que leur écume froide
Tout au plus pourra-t-on,
par un triste matin
Y terminer, brisés, notre
ultime glissade
Et l’idée nous caresse
en son vertige
D’enfin liquider nos
navrants vestiges
[Refrain]
Et ce vide qu’on porte
en nous
Faute de pouvoir le
comprendre
Nous appelle à lui tout à
coup
Et ses mains cherchent à
nous prendre
[Couplet 2]
Alors à contrecœur on
soulève la dalle
Sous laquelle pourrissent
nos vieux souvenirs
Parmi les ossements luira
bien une étoile
Pour éclairer un peu
notre étrange martyre
Mais l’immonde caveau
aurait dû rester clos
Qui ne renferme rien qu’un
amas de charognes
On les pousse du pied en
baissant le flambeau
Et rien ne vient couronner
l’affreuse besogne
Sinon l’idée de ne plus
remonter
Pour finir ici nos jours
insensés
[Refrain]
Et ce vide qu’on porte
en nous
Faute de pouvoir le
comprendre
Nous appelle à lui tout à
coup
Et ses mains cherchent à
nous prendre
Mais on lutte, on
s’éreinte
Contre l’horrible
étreinte
On s’agrippe au vieux
bastingage
Pour exorciser le naufrage
[Couplet 3]
Nous voici à présent
dans le réseau complexe
De nos nerfs, de nos
veines et de nos vaisseaux
C’est à contre-courant
que nous ramons, perplexes
Sur les torrents qui
remontent vers nos cerveaux
En observant, anxieux, les
parois vermillonnes
Qu’entaillera peut-être
un curieux hiéroglyphe
Mais nos regards curieux
et nos mains qui tâtonnent
Ne rencontrent pas l’ombre
d’un mot apocryphe
On plongerait bien dans
ces flots garance
Pour nous noyer dans nos
propres béances
[Refrain] x2
Et ce vide qu’on porte
en nous
Faute de pouvoir le
comprendre
Nous appelle à lui tout à
coup
Et ses mains cherchent à
nous prendre
Inscription à :
Commentaires (Atom)

